Expos photos, décors, apéro__By Ludomega
Ebola__By Ludomega
Ebola et <IO>__By G.G
Twinkle__By Kamys
Muckrackers__By Ludomega
F.Y.D__By Ludomega
Sonic Area __By Ludomega
___REVIEWS
De K*ro_RF36/44
Kultur-Industrie rf36/46 a écrit pour la review de Nancy « un concert des Muckrackers devrait toujours commencer par un accident ». Je dirais désormais qu'un concert des Muckrackers commence souvent par un accident. Cette fois-ci c'est Midijunki rf36/45 qui se scrache en skate au moment de nous rejoindre Magali et moi. Le temps de soigner ses mains et ses genoux défoncés (bien qu'il soit plus peiné pour sa planche qui est passée sous une voiture) le voilà qui arrive au restau italien sous une averse battante. On se présente, on discute, on mange, on plaisante même. On quitte le restau, l'averse est passée, j'appelle le boss pour savoir si on peut passer chercher les flyers pour se mettre au boulot. Direction les Trinitaires le temps d’en prendre plusieurs centaines et nous voilà de retour en ville pour distribuer. On se met à mater les passants, on se demande qui va bien pouvoir avoir le "profil" pour venir ce soir. D'ailleurs ça me gêne un peu de devoir faire des préjugés avant d'accoster qui que se soit du coup on s'amuse quelque fois à donner des flyers à des mecs qui enterrent leur vie de jeune garçon et qui sont transformés en lapin ou bouée géante. On trouve quand même des gens sympa qui disent même merci en prenant le flyer et qui demandent ce que c'est du "harsh punk" puis d'autres qu’ils ne veulent pas le prendre et nous jettent un :"je donnerai pas de sous" bref on fait une pause à une terrasse en milieu d'après midi le temps d'une grosse averse, puis on reprend le terrain sous le soleil.
On fait un détour à la voiture pour déposer des trucs
du coup on trouve même une trousse de secours dans la Polo pour soigner
Quentin. Quelques minutes plus tard il appelle OILJUNE69 rf36/08 ils sont
bientôt là on décide de se rejoindre au café devant
les Trinitaires, on y arrive vers 18 h passée, on s'installe, on commande,
on z'yeute, puis Laurent, son frère et Christine arrivent, on se présente,
je me doutais que c'était des gens charmants et je sais désormais
que je ne me suis pas trompée, on aperçoit Nasdalovia rf36/33
qui nous rejoint quelques minutes il nous dit qu'ils sont à la bourre,
mais nous on ne l'ait pas, à 19 h précises comme des enfants
sages on se trouve devant la porte, on charrie Laurent pour qu'il passe l'entrée
le premier, honneur au "fan" number one. On entre, comité
d'accueil, fouille de la sécurité au cas où on serait
venus avec une grenade, puis on passe à la caisse on paye, on reçoit
nos mini-cds et on apprend une mauvaise nouvelle : toute sortie est définitive,
pas cool, on a pas mangé, on a faim, tant pis ça sera diète
ce soir.
On retrouve nos connaissances, KoFa KaZii rf36/24 fidèle au stand,
Magali achète un tee-shirt, moi le coffret [Re]kapitulation, certains
trinquent à la sangria, je me plains à l'organisation qu'il
n'y a pas de sans alcool, mais Ludomega fr36/14 se charge gentiment de nous
chercher deux verres pour qu'on puisse trinquer aussi. Ca joue dans le hall,
trois cagoulés qui mixent en haut des escaliers c'est sympa. Je me
dirige voir les photos, les noirs et blancs de Ludo sont tip top, de très
beaux clichés, puis vers celle de Christian Lafosse, des chefs d'oeuvre
une plus belle que les autres du coin de l'oeil j'aperçois un grand
cagoulé qui s'entraîne à la danse, c'est lui ou pas ?
il enlève la cagoule oui c'est bien Kultur-Industrie rf36/46 qui est
déjà en pleine forme ! Ensuite c'est Twinkle qui joue, très
sympa comme son, il n'est pas simplement aux machines, il bouge pas mal comme
ceux qui dansent devant où j'aperçois sans devoir trop me tromper
Ricardo (Zno). On s'éloigne un peu, en fait on voit pas très
bien, on retournera un peu plus tard attirés par le son, il me semble
que c'est la surprise, j'ai particulièrement aimé, par contre
trop de monde dans le hall a fait que j'ai pas trop vu le visuel. Désolée
je ne sais pas si j'ai bien retenu le nom du groupe (ebola ?).
On retourne alors près d'OILJUNE rf36/08 et de sa femme on fait encore
plus amples connaissances. Puis c'est l'heure de descendre au caveau je teste
quelques photos avant le début mais je m'aperçois qu'avec mon
bridge c'est pas trop la peine, je décide d'abandonner. C'est alors
le début du concert c'est pas la peine de l'expliquer vous connaissez
tous, mais cette fois oui oui j'ai levé le point aussi. C'était
différent du dernier à Nancy, je ne reconnais pas encore trop
le titre mais je pense qu'il y a de la nouveauté. Toutefois niveau
groupe les cagoulés on était très sages je pense qu'ils
ont privilégié le travail musical et vocal plutôt que
le show. Comme une image rf36/01 arrive sur la piste, on se fait un bref coucou.
C'est passé encore une fois très vite. Au dernier morceau le
public est parti vers le bar, moi je me suis assise sur l'estrade le caveau
se vidait ça m'a un peu étonnée, y a pas de rappels ??
Ensuite c'est F.Y.D. qui prend la scène d'assaut, j'ai pas tout suivi,
j'ai fait une pause pour prendre l'air et admirer la vue, les compañeros
dansaient toujours en bas...j'ai rigolé après le set quand Midijunki
rf36/45 est remonté du caveau avec du noir plein la figure d'avoir
trop collé Nicolas de F.Y.D. on aurait dit qu'il avait été
au charbon.
On décide d'aller dans le couloir à l'air, je me présente
"en vraie" à Ricardo qui quelques instants plus tard m'offre
un autre de ses albums : MERCI tout plein. On plaisante avec Midjinki rf36/45
qui commence à tenir une couche suite de sangria et de punch fait maison
rapporté de Toulon. Mes yeux se perdent, du coup mes oreilles ne sont
plus réceptives, j'ai plus de force pour lutter, je dois donc quitter
le champs de bataille, à contre coeur mais pas le choix, mais je tenais
quand même à dire au revoir aux compañeros cette fois
ci, chose faite auprès de OILJUNE69 rf36/08 et Christine et Midijinki
rf36/45, désolée pour tous les autres mais je ne vous ai pas
trouvés vous étiez certainement devant la scène. Je suis
très contente d'avoir rencontrée encore d'autres compañeros
présents sur ce forum j'ai passé des très bons moments
à vos cotés, ça a été un vrai échange
sincère et amical qui fait chaud au coeur.
De Shooter_RF36/06
J'arrive la bourre, vers 20h/20h10, je repère tout de suite Cyril, quelques salutations par ci par la dans les companeros reconnus, deux verres de sangria et Ebola arrive sur scène.
Et bien Ebola, ce fut du bruit, du bruit et du bruit, mais du bon bruit qui
fait mal, grosse section rythmique entrainante, c'est parti la danse commence,
plutot calmement mais quand même, un Virgile très en forme, bref,
bonne présta, dommage que le groupe n'soit pas au complet, a revoir
avec le synthé et la gratte.
Twinkle, j'avais beaucoup apprécié les morceaux sur leur myspace,
pas déçu, prenant et hypnotique, le genre de groupe qui vous
englobe l'esprit et capte toute votre attention, au point de faire partir
loin loin...J'ai juste trouvé que la fin de set s'éssouflait
un peu.Dommage.
Descente au caveau, salle sympathique, et hop Muckrackers monte vite sur scène.Arf,
je sais pas, ca a pas pris.Rien a redire sur la presta, c'était energique
et tout, mais je sais pas, sur la fin j'en ai eu marre, au point d'me dire
"vivement la suite!". Je sais pas pourquoi, c'est comme ca, y a
pas eu LE truc qui rend un concert vraiment bon. Peut être le son, trop
fort et pas toujours très audible (seul groupe a basse + guitare de
la soirée, je n'sais pas si ca vient de la, n'empêche que ca
ma cassé les orreils et qu'ya des titres qui pourtant étaient
la au concert a L'autre canal que j'ai eu du mal a reconnaitre...) bref, on
verra bien la prochaine fois !
F.Y.D., la par contre, grosse grosse baffe! La fosse s'est un peu vidée,
pas grave ca fait plus de place pour bouger!Et a vrai dire pas des masses
de souvenirs de ce concert la, le temps est passé trop vite, je n'sais
pas combien de temps ils ont joués, mais ca ma paru ultra court tellement
c'était bon, deux vocalistes a fond dans leur show, beaucoup d'interactions
avec le public, en un mot, super !
Arrive IO, et la, j'ai pas pu resté, j'ai trouvé ca horriblement
mauvais, je sais pas, vide enfait, du bruit mais sans âme, juste du
bruit...Et pendant longtemps en plus!!
1h10, il faut qu'je rentre, pas vu Sonic area, dommage, tant pis ca sera pour
une prochaine fois !
En conclusion, une très bonne soirée, des bonnes découvertes
sur scène,
des bonnes rencontres aussi (le frère d'Olijune, mouhahaha), bref,
vivement
la prochaine !
De KoFa KaZii_RF36/24
Arrivé à Metz pour midi, je retrouve à ma grande surprise, presque instinctivement, le chemin qui mène aux Trinitaires. Il y a déjà du monde sur place, on commence donc à monter le décors. Il y a trois expos photo : Ludo -of course- qui en plus d'avoir de beaux tirages les présente sur des plaques de fer vissées et enchaînées, l'amie de Störung et ses noirs et blancs industriels/downtown et Christian, l'explorateur de friches qui nous offre des vues désormais imprenables d'un Ukange déchu. Une fois les photos montées, nous nous affairons à placarder les affiches spécialement créées pour le TMF IV. On les déchire, les froisse, les recolle les unes par dessus les autres pour en recomposer des nouvelles et recouvrir l'ensemble du "couloir" où se déroulera l'apéro. Photos de hauts fourneaux, d'ouvriers, typographies et trames rouillées sont ensuite recouvertes de ruban de signalisation, elles comportent, en effet, leur part de danger. C'est un travail collectif, chacun y apporte un peu de sa vision, Nasdalovia morcelle les affiches et privilégie les slogans, ludo déchire et recolle pour cadrer -en bon photographe-, etc...
Le temps d'une bière bien méritée et on met en place
le merchandising et l'apéro gratos : les convives vont arriver.
Bientôt il y a foule devant les campaneros qui servent la sangria et
les stands de merch d'Audiotrauma, Convulsions Sonore, Ebola et Muckrackers.
C'est pour nous le vernissage de "[RE]Kapitulation", qui regroupe
sur deux CDs tous les attentats sonores du groupe jusqu'à Bis zum Tod.
Les gens s'y intéressent et ça fait chaud au coeur.
Les Convulsions, encagoulés, assurent le mix et bientôt Ebola
entre en scène. Virgile hurle dans un micro accouplé à
un masque à gaz, Jeep joue de la batterie live tandis qu'un troisième
membre triture boîte à rythme et table de mixage. Du peu que
j'ai pu en voir, un show autant visuel que bruyant.
Twinkle prend la suite. Je ne peux malheureusement pas rester très
longtemps, mais ça danse beaucoup devant lui ; et pour cause : il nous
offre un set ciselé, où rythmiques tortueuses et dansantes se
mêlent à des mélodies qui "prennent aux tripes"
comme on dit. Enfin, un artiste qui mérite le label "à
voir en live absolument".
Voilà pour l'apéro, la sangria n'a pas survécue, il nous
reste un peu de tympans, il est temps de descendre dans le caveau pour la
suite du festival.
Muckrackers ouvre sur le désormais mythique "Chant des Mineurs",
et toute la salle lui répond poing levé. La pression monte,
monte, monte, puis c'est l'explosion : le son est bouillant, c'est du métal
fondu de six cordes duquel s'élève les hurlements de La Verge.
Un set sans répit, hormis peut être une "Ukange 4"
mid tempo, toute en percussions métalliques et magma noise. Comme l'année
dernière, la fosse est un vrai champ de bataille, et j'en oublie presque
de regarder la scène : poings et mâchoires serrées, tête
baissée, je joue des coudes pour rester debout et suivre le rythme
impitoyable de la Lorraine qui gronde.
Le temps de prendre l'air et de boire une bière et FYD monte sur scène.
FYD. FYD. FYD. FYD, certainement mon groupe préféré de
l'univers plus fort que tout. Leur nouveau set mélange montées
ambiant-noise-core et explosions digital-punk à faire trembler la terre.
Chaque break me fait décoller. Sur scène, Arco torture ses machines
et les délaisse de temps en temps pour hurler face au public, Gamma-Oh
est comme recouvert de boue et possédé : les yeux exorbités,
membres inférieurs et bras désarticulés, il est pris
de convulsions et se plie puis s'élève, porté par le
bruit.
C'est au tour d' <IO> , venus d'Allemagne, de faire trembler les murs.
Chant féminin et vociférations s'accouplent sur une trame noise
assourdissante. Il manque un petit quelque chose pour me convaincre totalement,
peut-être au niveau scénique, car j'avais beaucoup apprécié
leurs titres disponibles sur le net.
Enfin, Sonic Area prend possession de ce qu'il reste de vivant sur le dance-floor.
Je reconnais avec joie quelque titres de son premier album "Insensé",
comme si c'était moi qui les jouais, tant sa musique est intime. Voies
torturées, rythmiques tantôt rondes et chaudes, tantôt
piquantes et glaciales, sons cristallins qui se brisent, sons rugueux... tout
cela compose un paysage onirique duquel on ne veut s'échapper. Mais
comme tout rêve, son set doit prendre fin.
On plie bagages et on se dirige vers l'auberge de jeunesse.
On remettra ça, quoiqu'il en soit, travailler ensemble, danser, échanger
: NOUS SOMMES LE BRUIT et ce Tanz Mit Feuer en était la démonstration.
De Störung_RF36/25
Companero
#25, Compte-rendu de campagne, opération TMF IV:
Réveil à 8h pour un tour au lavomatique avant de prendre la
route avec la companera Kamys direction Metz et pluviométrie autoroutière.
Arrêt combustible à Saverne: essence pour la voiture, café
pour nous, en observant que la propagande à faire à la station
est limitée, à moins de former une section anciens combattants.
Arrivée à Metz sur les coup de midi et quart, le temps de tourner
un peu dans une ville peu connue, car restée ininvestie depuis 2006.
Parking, puis remontée vers les Trinitaires où nous croisons
le companero Ludomega, et descente dans les entrailles du cloitre: Tout le
monde s'affaire déjà, je fais le tour et salue l'équipe,
et monte tout de suite le matériel, pendant que Kamys va s'occuper
de ses clichés.
Le montage à peine fini, IO arrive, et je les salue, avant de m'en
voir confier la garde: je leur fais le tour du propriétaire et je les
briefe en répétant tout quatre fois (les souvenirs du lieu se
ragrégeant peu à peu - ne jamais oublier un lieu, la connaissance
du champ de bataille est un atout majeur de la survie du harsh punker). On
monte quelques packs d'eau plus ou moins houblonnée en loges, avant
de donner des coups de main ci et là, en tentant d'avoir l'œil
sur les allemands, dont certains donnent déjà des signes de
très grand professionnalisme - vitesse de reaktion, oeil karbonneux
du fumeur, kontakt facile, petites unités au nombre invariables, matériel
checké avant le départ, montage de matériel réparti
dans l'équipe, adaptabilité nutritive, respect des timings...autant
de choses qui font penser que la lecture d'Alec s'est substituée à
celle de Makhno dans les milieux No Border allemands ("no empires no
states" chantait-elle).
Bon, à noter quand même que sur quatre, deux ont communiqué
de leur propre initiative avec des gens (notamment des "Sprichst du deutsch?"
à la technique) . J'ai dû monopoliser l'intégralité
de leur temps de parole pour le reste.
Après avoir refusé un shoot de vodka diplomatique "ja ja,
später..." entre deux salutations à de vieilles connaissances
traumatiques, entre deux coups de main (dont pas mal de temps à essayer
de mettre en œuvre la visibilité des clichés de ma companera
- pas trop eu le temps de gérer la mise en place en amont, épreuves
écrites oblige), entre pas mal de recherches (de personnes, de câbles,
de louches etc etc...), on fait les balance, qu'on gère avec efficacité
en terme de temps et de clarté sonore. On laisse tout en place (ouf),
on jouera en premier dans le caveau.
C'est reparti pour un tour de remise d'allemand en place et d'explications
géopolitiques contextuées pendant les dernières décorations,
il est temps, je regarde les finitions qu'ont opérées Kofa et
ses acolytes, c'est magnifique, l'ambiance du lieu a déjà changé.
Sept heures, les portes s'ouvrent, le public arrive doucement, je vais chercher
les repas en voiture. Comme le nombre de portions est strictement défini,
je cours ensuite un peu partout faire le garçon de café et prendre
les commandes, que personne ne se retrouve lésé.
Ceci fait, je me pose un peu, un peu d'Ebola (que faute de centimètres
je ne verrai pas), quelques discussions autour des stands, retour aux loges,
mini-tentative de ménage, un peu de Twinkle, il est déjà
l'heure de se préparer, on descend et on se prend le temps qu'il faut
pour se constituer en fraction soudée et combative, et on rentre pour
le chant des mineurs. Les cagoules sont déjà en nombre dans
la salle, jusqu'à la console light, et les poings se lèvent,
l'assemblée gronde, l'adrénaline supplante l'oxygène,
avant les premiers accords qui vaincquent la tétanie.
On est partis, les titres s'enchaînent, ça danse et ça
rugit, la sueur se partage, surtout sur mon manche où changer de note
devient l'équivalent en vitesse et précision d'une tentative
de record de bobsleight, peu importe, il faut tout donner, et une fois la
température au maximum, c'est le moment de la coulée d'Uckange
4, pas vraiment un répit, mais une stase, un morceau que je prends
un très grand plaisir à jouer, hors du temps, avant de repartir
à toute allure et de finir en larsen.
Je repose
doucement la dernière trace de nos luttes sonores avant de revenir
démonter et de laisser la place à FYD, qui se doivent de retourner
la salle et le font en quelques minutes. Pour ma part, j'ai besoin d'un peu
de calme et d'isolement, même si je regrette de n'avoir pas vu l'intégrale
d'un set apparemment mémorable.
Pendant IO, je fais connaissance avec Kulturminister, avec qui l'on discutera
de discipline. Je retourne de temps à autre en bas, pour constater
que les balances étaient bien meilleures - problème technique?
Bref, au bout d'un long moment, c'est à Sonic Area d'intervenir pour
poser un set court mais toujours neuf, toujours plus profond, un grand talent
d'écriture auquel s'ajoute celui de l'interprétation, de la
réécriture, de l'intertextualité, du palimpseste sonore.
Le set et le TMF s'achèvent, on fait place nette et on recharge les
voitures, dernières courses à droite à gauche, je sors
dans la cours en attendant tous les membres du convoi, un moment d'anthologie
avec Ricardo qui explique en anglais aux IO médusés l'intérêt
de la "pince coupante" de Ludo (un coupe-boulons énorme en
réalité), l'arme à la main. Puis dure route Nancy, avant
de repartir le lendemain pour Strasbourg par la RN, le temps encore pour Ricardo
de traumatiser un minibus d'allemands en chevauchant un canon de char d'assaut.
De Solus
Depuis plusieurs mois déjà, j'attendais avec impatience cette "réunion" et vu l'ambiance de l'année précédente, je tenais absolumment à ce que mon épouse se joigne à nous pour profiter de la fête. Nous avons pu constituer une petite équipe de Convulsifs au départ d'Annecy et Grenoble mais malheureusement moins que ce que l'on espérait (Bertrand d'Audiotrauma, Miguel et Servenn n'ont pu venir au dernier moment.Triste ).
Pour ma part, étant sur Paname cette semaine, j'ai donc profité
du co-voiturage que proposait Oiljune69 et ça a été un
réel plaisir de passer ces quelques kms en sa compagnie (ainsi qu'avec
sa femme et son frère).
Nous sommes arrivés aux alentours de 18h, juste à temps pour
moi de rejoindre la Convulsive Team et monter le matos pour les dj's set.
Très vite opérationnel, on fait un petit test avec un morceau
de Lith et il a fallut retenir miqrob qui se voyait déjà en
train d'enlever son t-shirt! Manu arrive à ce moment-là en hurlant
pour couvrir le bruit: "Mais c'est pas bientôt fini ce bordel?"
Très content...
Les Trinitaires ouvrent ses portes et les premiers freaks arrivent, Oiljune
en tête, et se dirigent au bar pour la sangria. De notre côté,
on assure le warm-up avec G.G et Skoell encagoulés en se partageant
les platines chacun notre tour. Débutant avec des morceaux ambiant
teintés d'indus au goût abrasif, nous passons assez rapidement
à un style plus rentre-dedans histoire d'assurer la continuité
avec le live surprise d'Ebola-Syndrome. Franchement, sur ce coup-là,
nous avons pris un réel plaisir à mixer tous les 3 et la formule
nous a bien plu. Le seul inconvénient était le manque de public
qui est resté dans la salle de l'apéro. Je suis pas sûr
que certains aient capté que nous étions là !!
Ebola prend la relève et j'en profite pour aller me rafraîchir
à la sangria et retrouver nos "conjointes" réquisitionnées
pour tenir notre stand. Ecoutant d'une oreille les conversations des amis
et d'une autre Ebola, je me dis que la soirée commence vraiment très
bien.
Twinkle, que j'avais déjà eu le plaisir de voir sur la scène
du Klub à Paris dernièrement, me ravit à nouveau et je
vais même dodeliner de la tête sur quelques morceaux aux côtés
de miqrob qui est déjà à fond dedans! Je préfère
nettement en live Twinkle plutôt que l'écoute sur cd malgré
les 2 morceaux terribles que je mixe régulièrement: le remix
pour Flint Glass présent sur la compil du Noxious, et le remix de Chrysalide
du morceau "Interdiction absolue".
Puis nous descendons pour nos "fouilles-merde" préférés
et là, j'avoue que je partage l'avis de miqrob en trouvant que les
Muck ont été un tantinet moins performant scéniquement
que ce que j'avais eu l'occasion de voir auparavant. Néanmoins, je
prends quand même mon pied et va rejoindre la horde de cagoulés
dans la fosse pour inaugurer mes nouvelles Dock (putain que j'ai mal aux pieds!).
F.Y.D entre en scène et là, je dois dire que ça a été
LA révélation! Connaissant très bien leur album Defied,
puisque chroniqué il y a quelques mois sur notre site, j'appréhendais
un peu leur prestation. Et honnêtement, ils ont vraiment réussi
à captiver l'émotion recherchée pour ma part. Du bon,
du très bon et du très très bon!
Puis monte IO sur scène. Ayant apprécié leurs morceaux
sur myspace, je n'attends donc que du bien de ces "p'tits djeuns"
Berlinois. Claudia assure le visuel avec sa plastique impeccable ce que ne
dénigre pas l'oeil "très professionnel" de notre G.G
international, bien au contraire! J'apprécie le concert malgré
une oreille de plus en plus fatiguée et j'avoue quand même que
la fin est difficile (trop longue, je trouve).
Puis Sonic Area se charge de faire redescendre les "nuisances" auditives
avec un style partagé entre indus-ambiant aux accents ethnologiques
et sons plus rythmés. Bien trop court et trop tard pour moi (je sature
vraiment au niveau des oreilles, j'ai du mal à encaisser 6 concerts
d'affilés) et j'avoue que je ne fais plus trop attention à ce
qui passe. A ma décharge, je sais que j'aurai l'occasion de revoir
ARCO en octobre sur Annecy...
Bref, pour résumer, excellente soirée pour ma part et bien content
d'avoir participer une seconde fois à la Tanz mit Feuer.
Et pour terminer, je profite de ce message pour remercier Manu et toute l'équipe
pour leur accueil, leur enthousiasme et leur professionnalisme.
"Ceux qui luttent sont ceux qui vivent"!!
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